Pour financer publiquement les opposants que la CIA soutenait en secret avant l’éclatement de nombreux scandales. Depuis la doctrine Monroe de 1823, les États-Unis développent une relation particulière avec l’Amérique centrale et du sud qui, à partir de 1904 et le corollaire Roosevelt, se traduit par une domination impérialiste à travers l’intervention militaire directe ou indirecte, des pressions multiformes, des opérations secrètes contre-insurrectionnelles menées par la CIA fondée en 1947. Dans le contexte de la guerre froide, ces manœuvres visant à lutter contre l’expansion du communisme, aboutissent à des campagnes de déstabilisation et des coups d’État : Guatemala 1954, Cuba 1961, République dominicaine 1965, Chili 1970, Panama 1989. À ce versant obscur de l’impérialisme états-unien s’ajoute un versant présentable, un soft power exercé par l’aide au développement financée et coordonnée par l’USAID crée en 1961 par Kennedy, et le soutien à la « démocratie », aux médias « indépendants » et aux ONG de défense des droits de l’homme. Dans les faits, si l’USAID finançait concrètement l’aide au développement, l’agence états-unienne et la NED démantelées par l’administration Trump ont financé et organisé des campagnes de déstabilisation contre la gauche au pouvoir au Chili, au Nicaragua, au Venezuela, à Cuba, entre autres. L’impérialisme trumpien délaisse le soft power au profit d’une coercition militaire et économique croissante.
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