La crise financière de 2008. Le premier sommet des BRIC réunit le 16 juin 2009 à Ekaterinbourg en Russie, Lula da Silva, président du Brésil, Dmitri Medvedev, qui dirige la Russie en duo avec Poutine, Manmohan Singh, Premier ministre de l’Inde et Hu Jintao, président de la Chine. Il se tient après le déclenchement aux États-Unis à l’été 2007 de la crise financière des subprimes qui s’est propagée en 2008 à l’ensemble de la planète provoquant une crise économique mondiale. Déstabilisés en raison de leur grande dépendance au dollar, les Bric se rassemblent alors pour promouvoir un ordre international multipolaire et une architecture globale qui donne davantage de poids et de représentations aux pays en développement. Se présentant en alternative au G7, ils souhaitent s’émanciper du système financier issu des accords de Bretton Woods dominé par le dollar, la Banque mondiale et le FMI. Ils sont d’autant plus légitimes à le faire que leur taux de croissance est élevé alors que celui des pays occidentaux s’effondre en raison des conséquences de la crise. La question d’une monnaie de réserve supranationale fait alors débat. Avec l’adhésion de l’Afrique du Sud en 2010, les Bric deviennent les Brics. En 2014, ils créent la Nouvelle banque de développement basée à Shanghai et se dotent d’un fonds de réserves de change conditionnelles (CRA). En 2024, l’Iran, l’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Éthiopie rejoignent le groupe qui devient les Brics+. L’Indonésie devient membre en 2025. Un statut de pays partenaire permet à la Biélorussie, la Bolivie, Cuba, au Kazakhstan, la Malaisie, au Nigeria, l’Ouganda, l’Ouzbékistan et la Thaïlande de s’associer au groupe. Aujourd’hui les Brics+ représentent environ plus de 40% de la population mondiale et 30% du PIB global. L’internationalisation du Yuan, la créativité financière de la Chine et le contournement des sanctions imposées à la Russie et à l’Iran participent d’une dédollarisation des échanges, même si celle-ci demeure très progressive.
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