- 1929
- 1931
- Septembre 1931- février 1932
- 1er et 8 mai 1932
- 30 janvier 1933
- Été 1933
- 19 novembre 1933
- 6 février 1934
- 7 février 1934
- 8 février 1934
- 9 février 1934
- 12 février 1934
- 5 Mars 1934
- 27 juillet 1934
- 9 octobre 1934
- 24 décembre 1934
- 5 et 12 mai 1935
- 21-25 juin 1935
- 14 juillet 1935
- 25 juillet-20 août 1935
- 3 octobre 1935
- Janvier 1936
- 15 janvier 1936
- 16 février 1936
- 2-5 mars 1936
- Avril 1936
- 1er mai 1936
- 26 avril et 3 mai 1936
- Mai 1936
- 1er juin 1936
- 7-8 juin 1936
- 17 juillet 1936
- 24 juillet 1936
- 3 août 1936
- 9 août 1936
- 15 août 1936
- Septembre 1936
- 1er octobre 1936
- Novembre 1936
- 14 décembre 1936
- Décembre 1936
- 26 janvier 1937
- 24 février 1937
- 1er mai 1937
- 21 juin 1937
- 10 octobre 1937
- 11 décembre 1937
- 14 janvier 1938
- 11-13 mars 1938
- 13 mars 1938
- Mars 1938
- 12 avril 1938
- 30 septembre 1938
- Novembre 1938
- Septembre 1939
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1929
Krach boursier aux États-Unis.
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1931
La crise née aux États-Unis en 1929 se répercute en France. La récession entraîne une baisse de 22% de la production et un chômage d’ampleur historique estimé à 840 000 personnes sans emploi.
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Septembre 1931- février 1932
Le Parti communiste organise à Paris une contre-exposition coloniale intitulée « La Vérité sur les colonies ».
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1er et 8 mai 1932
Élections législatives. Les radicaux (160 sièges) alliés au centre droit (107 sièges) dominent une majorité instable. Le gouvernement s’oriente vers le centre alors que la SFIO (132 sièges) qui a refusé la participation au gouvernement représente près d’un tiers de la majorité. Le Parti communiste a 10 élus.
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30 janvier 1933
Adolf Hitler devient chancelier de l’Allemagne.
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Été 1933
Rapprochement entre le Parti communiste et la SFIO dans le contexte de l’arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne.
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19 novembre 1933
Victoire de la droite conservatrice aux élections législatives en Espagne.
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6 février 1934
Les ligues d’extrême droite tentent de renverser le gouvernement par une manifestation violente qui dégénère en émeute faisant 15 morts et des centaines de blessés.
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7 février 1934
Démission d’Édouard Daladier, président du Conseil, sous la pression de la rue.
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8 février 1934
Formation d’un gouvernement associant radicaux et conservateurs, sous la présidence de l’ancien président de la République (1924-1931) Gaston Doumergue.
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9 février 1934
Interdite, la manifestation organisée par le Parti communiste et la CGTU est violemment réprimée, faisant au moins quatre morts.
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12 février 1934
Grève générale de 24 heures et manifestations dans toute la France à l’appel de la CGT, appuyée par la SFIO. Le PCF et la CGTU, d’abord réticents, s’y joignent. 1 million de travailleurs grévistes. À Paris, en fin de manifestation, les deux cortèges communiste et socialiste convergent spontanément aux cris de « Unité ! Unité ! ».
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5 Mars 1934
Fondation du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, animé notamment par Alain (proche des radicaux), Paul Rivet (du côté socialiste) et Paul Langevin (pour la famille communiste).
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27 juillet 1934
Signature du pacte d’unité d’action entre communistes et socialistes, une première en Europe. Il prévoit une action commune contre le fascisme.
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9 octobre 1934
Maurice Torez propose d’élargir l’alliance du PCF et de la SFIO au parti radical, malgré les réserves de l’Internationale communiste. Le 10 octobre, discours intitulé « Pour un large front populaire antifasciste ». Le mot d’ordre est lancé.
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24 décembre 1934
Congrès constitutif de la Fédération sportive et gymnique du travail (FDGT) par la fusion de l’Union des Société Sportives et Gymniques du Travail (USSGT), socialiste, et de la Fédération Sportive du Travail (FST), communiste.
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5 et 12 mai 1935
Succès de l’alliance élargie aux élections municipales. Le Parti communiste remporte de nombreuses villes en banlieue parisienne où se constitue la « ceinture rouge ».
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21-25 juin 1935
Congrès mondial des écrivains pour la défense de la culture et contre le fascisme à Paris. Il réunit plus de 230 participants provenant de 38 pays différents, et des écrivains majeurs tels que Louis Aragon, Romain Rolland, Bertolt Brecht, André Gide, André Malraux.
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14 juillet 1935
Assises du Rassemblement populaire au vélodrome de Buffalo à Montrouge. Les communistes, socialistes et radicaux, la CGT et la CGTU, les chrétiens de la Jeune République, la FSGT (Fédération Sportive et Gymnique du Travail), le comité de vigilance et la Ligue des droits de l’homme font « le serment solennel de rester unis pour désarmer et dissoudre les ligues factieuses, pour défendre et développer les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine ». Le même jour a lieu une grande manifestation unitaire rassemblant 500 000 personnes à Paris, de la place de la Bastille à la porte de Vincennes.
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25 juillet-20 août 1935
7e congrès de l’Internationale communiste à Moscou. Dimitrov, secrétaire général de l’IC, salue la politique des communistes français en faveur d’un front populaire antifasciste.
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3 octobre 1935
Mussolini lance ses troupes contre l’Éthiopie sans déclaration de guerre.
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Janvier 1936
« Le pain, la paix, la liberté », triptyque du programme commun associant partis politiques et organisations non partisanes. Ce programme prévoit notamment la réduction de la semaine de travail sans réduction de salaire, défend les libertés contre les ligues fascistes et la paix.
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15 janvier 1936
En Espagne, portées par les mobilisations ouvrières, les forces de gauche et républicaines signent le « Pacte », un programme minimal et réformiste, également soutenu par les anarchistes.
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16 février 1936
Victoire du Frente Popular lors des élections législatives en Espagne. Les mobilisations sociales et les grèves se poursuivent. Le gouvernement est composé de républicains modérés. Les partis communiste et socialiste espagnols le soutiennent.
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2-5 mars 1936
Congrès de Toulouse. L’unification des deux confédérations, la CGT et la CGTU, est officialisée.
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Avril 1936
Diffusion du film La Vie est à nous, de Jean Renoir, d’après une commande du Parti communiste français pour la campagne des élections législatives. Le film s’étant vu refuser le visa d’exploitation permettant sa projection publique, il n’est alors diffusé que dans les meetings et réunions communistes.
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1er mai 1936
Mobilisation exceptionnelle des travailleurs. 200 000 grévistes à Paris.
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26 avril et 3 mai 1936
Élections législatives. Le Parti communiste passe de 10 à 72 députés, les socialistes de 132 à 149, et les radicaux de 160 à 111.
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Mai 1936
Des grèves éclatent dans l’aéronautique (Le Havre et Toulouse), puis gagnent la région parisienne (métallurgie) et tout le pays, touchant l’industrie et le commerce. Le patronat réclame l’intervention de l’État.
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1er juin 1936
Léon Blum accepte de devenir président du Conseil. Le gouvernement nommé le 4 juin confirme la prééminence socialiste. Les communistes n’y participent pas. Si la confiance est obtenue par 384 voix contre 210, les premières lois sociales sont adoptées par des majorités encore plus larges, signe de l’ampleur des attentes.
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7-8 juin 1936
Signature des accords de Matignon incluant la semaine de 40 heures, les congés payés, des augmentations salariales, la généralisation des conventions collectives, l’élection de délégués ouvriers et la reconnaissance du droit syndical. Les grèves et occupations d’usine se poursuivent.
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17 juillet 1936
Début du soulèvement au Maroc espagnol où Franco prend le commandement des troupes contre le gouvernement. Le soulèvement s’étend à l’Espagne continentale, c’est le début de la guerre civile espagnole.Sollicité par le gouvernement républicain espagnol, Léon Blum opte pour une politique de « non-intervention ».
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24 juillet 1936
Réforme de la Banque de France renforçant la tutelle de l’État sans toucher au système de crédit. Les actionnaires les plus influents sont remplacés, au sein du Conseil général, par des membres nommés par le gouvernement. La loi engage le cycle de la nationalisation de la banque centrale, achevée à la Libération par la prise de propriété du capital par l’État.
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3 août 1936
Création par Léo Lagrange, ministre des Loisirs, du « billet populaire de congés payés » et des auberges de jeunesse.
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9 août 1936
Ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, Jean Zay – avec le ministre délégué Léo Lagrange – engage des réformes majeures, dont le 9 août, le vote de la prolongation de la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans. Puis ce sera l’enseignement organisé en trois degrés, l’ouverture de cantines scolaires et de 6 000 postes d’instituteurs, les fondations du futur CNRS créé en 1939…
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15 août 1936
Création de l’Office national du blé, principale mesure en direction du monde agricole.
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Septembre 1936
Le Komintern et l’Union soviétique soutiennent la création des Brigades internationales, symbole à la fois héroïque et tragique de l’engagement antifasciste dans la guerre d’Espagne.
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1er octobre 1936
Face à la fuite des capitaux, le gouvernement Blum décide la dévaluation du franc. L’inflation qui en résulte anéantit le bénéfice des augmentations de salaire.
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Novembre 1936
André Gide publie Retour de l’URSS, exprimant une profonde désillusion sur l’expérience soviétique.
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14 décembre 1936
Le congé annuel payé est étendu à la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie, notamment dans l’industrie et le commerce.
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Décembre 1936
Débat parlementaire sur le projet Blum-Viollette du nom de Maurice Viollette, ancien gouverneur d’Algérie, ministre d’État chargé des affaires d’Afrique du Nord, visant à accorder le droit de vote à 25 000 des quelque 6 millions d' »indigènes » musulmans d’Algérie. Vivement critiqué en France et en Algérie dans les milieux coloniaux, le projet est définitivement suspendu en mars 1938.
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26 janvier 1937
Dissolution de l’« Étoile nord-africaine », principal mouvement nationaliste algérien. Elle se reconstitue le 11 mars sous le nom de « Parti populaire algérien », lui aussi dissout en 1939. Ni le Populaire, ni l’Humanité ne condamnent l’interdiction de l’ENA.
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24 février 1937
Affaibli par la détérioration de la conjoncture économique et l’hostilité des milieux d’affaires et financiers, Léon Blum annonce une pause dans les réformes sociales.
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1er mai 1937
Création du musée national des Arts et traditions populaires installé dans le palais du Trocadéro (dénommé ensuite palais de Chaillot).
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21 juin 1937
Démission de Léon Blum. Si la Chambre lui accorde les pleins pouvoirs financiers, le Sénat s’y oppose le contraignant à la démission. Le radical Camille Chautemps est nommé président du Conseil.
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10 octobre 1937
Mort de Paul Vaillant-Couturier, écrivain, permanent communiste, journaliste, député de la Seine, maire de Villejuif, incarnation de l’intellectuel engagé et figure de L’Humanité (voir sa notice Maitron).
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11 décembre 1937
L’Italie quitte la Société des Nations.
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14 janvier 1938
Réquisitoire du député communiste Arthur Ramette contre le gouvernement Chautemps accusé de ne pas satisfaire les revendications populaires (hausse des salaires, des allocations retraite, etc.).
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11-13 mars 1938
Anschluss, annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie.
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13 mars 1938
Démission de Camille Chautemps, pour les mêmes raisons que Léon Blum quelques mois plus tôt. Blum revient brièvement au pouvoir, mais est de nouveau contraint à la démission le 8 avril, accélérant la dislocation du Front populaire.
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Mars 1938
Fin des procès de Moscou commencés par Staline en août 1936, qui se traduisent par des purges massives parmi les élites.
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12 avril 1938
Le gouvernement constitué par Édouard Daladier, président du Conseil, ministre de la Défense nationale et de la Guerre, obtient la confiance à la quasi-unanimité, moins les députés communistes et une partie de la SFIO, au nom du refus d’une politique de « recul social ».
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30 septembre 1938
Édouard Daladier signe les accords de Munich, livrant les Sudètes tchécoslovaques à l’Allemagne. Cette décision marque une rupture idéologique majeure à gauche, le communiste Gabriel Péri dénonce dans L’Humanité une capitulation face à Hitler.
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Novembre 1938
Adoption de décrets-lois revenant sur des acquis majeurs du Front populaire, dont les 40 heures. La « revanche sociale » du patronat se traduit par une répression sévère de la grève générale lancée, en riposte, par la CGT le 30 novembre. L’expérience du Front populaire s’achève, ouvrant une période sombre.
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Septembre 1939
Jean Zay lance le Festival international du film de Cannes en réponse à la Mostra de Venise dans l’Italie fasciste.